Freddy vous parle de Pony Island (PC) : l’étalon du cul n’est pas loin !

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Il est tard.
La nuit est tombée et j’ai beau jouer à tout un tas de jeux, il en est un sur lequel malgré mon « défourailleur niveau 56 » j’ai sans cesse un goût de « reviens-y », c’est Borderlands 2. Ah que c’était bon ce joyeux foutoir (NDFreddy : et ça l’est toujours), le beau Jack qui parsème le jeu de ses insultes sarcastiques et jusqu’à ce moment fatidique on il vous fend d’un « étalon du cul ».
Avec Pony Island nous y sommes, ne cherchez pas plus loin.

Pony Island : le génie derrière l’enfer

Ce jeu, disponible sur Humble Bundle, GOG et Steam, c’est grâce à un être doué de sensibilité et de folie que nous le devons. Il s’agit de Daniel Mullins, un homme de fort bon goût  car il adore des jeux tels Limbo, Dark Souls, Portal et j’en passe…
Se lançant dans la création de 2DM GAMES, son propre studio indépendant, en 2013, avec son partenaire Dan Moran. Créant tout un tas de petit jeux tous aussi brillant les uns que les autres et les présentant à divers concours, plusieurs d’entre eux sont nominés et certains reçoivent des prix. Tous ne sont pas à destination de 2DM GAMES, vous trouverez par exemple chez 614a Studios un jeu éducatif sur les mathématiques, plus poussé que la plupart de ce qui se fait dans le commerce, nommé Agent Maxwell: Master of Math fonctionnant sur IOS et Androïd.
Voici donc pour la petite histoire mais je sens déjà que je vous perds alors revenons à ce fameux Pony Island.

Ah voilà ! Enfin à ma place.

Mon petit poney a bien changé

L’étalon du cul ! Oui j’en remets une couche mais pour qui à parcouru les extensions de Borderlands 2, vous me comprendrez sans aucun problème si je vous parle d’arc-en-ciel allant de paire avec. Pour les autres, je n’en dis pas plus et vous laisse sur votre faim et votre « ragequit attitude » : z’aviez qu’à y jouer mes brav’ gens !

Mario Bros, voilà à quoi j’ai pensé en lançant le jeu. Dès les premières secondes, le démarrage et l’écran-titre sonnent tel un hommage aux années quatre-vingt et aux balbutiements du jeux de plate-forme, aux petits bidouilleurs de fonds de garages et de leurs lignes de codes qui changeront le monde pour le faire entrer dans l’ère de l’informatique moderne, mais aussi aux vieux téléviseurs à tube cathodique avec leurs canons à électrons que l’on ne retrouvait pas uniquement dans les foyers mais également dans les bornes d’arcade fabuleuses qui ont fait une partie de mon enfance, de leurs écrans bombés, poussiéreux et avec résidus de clopes : Pony Island, c’est tout ça. Tel Mario, vous contrôlez un poney qui ne peut que sauter par dessus des piquets.

Enfin… non… pas exactement.
Mais… Attendez.
Non mais WTF !?! Mais qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Vous ne pouvez rien faire d’autre !!!
Le drame arriva : je me fis encercler par quelque chose et perdis ma vie de poney.

GAME OVER.

C’est là que je me suis dit qu’il y a un truc qui cloche avec ce programme. (Notez que le jeu est disponible entièrement en français. Je n’avais juste pas effectué la bascule anglais-français dans les options.

Poney cherche formation de programmeur et tueur de démon

Pony Island ne vous guidera pas. Il va vous laisser vous triturer les méninges et découvrir par vous même ce qu’il faut faire.
Je l’ai compris en démarrant ma deuxième partie, puis ma troisième, puis ma… bref vous avez compris.
Au final ce qui s’avérait n’être qu’un jeu de plate-forme des plus basique à destination des plus jeunes n’est en fait… pas du tout pour eux ! Car le jeu va se mettre à vous parler ! Oui oui, il va vous parler et pas forcément en bien d’ailleurs.
Derrière cette apparente « innoNcence » d’hommage (mois du WTF : j’ai le droit, je crée un néologisme) (NDSetzer : tu as le droit toute l’année ! Perso, je néologise à fond !) se cache en vérité le diable dans toute sa splendeur, mais ayant pris la forme d’un jeu vidéo. Et vous allez devoir déjouer toutes les entraves, tout les barrages qu’il mettra sur votre route. Vous devrez descendre loin dans les méandres des codes du jeu pour le mettre à mal.
Après avoir compris les mécaniques du jeu (pas forcément complexes mais déstabilisantes car rarement vues ailleurs) je découvre un autre monde, le jeu dans le jeu, celui qui met mal à l’aise tout d’abord, puis celui qui monte en puissance, et c’est peu dire.
Que l’on ne s’y trompe pas, Pony Island est un jeu d’énigmes qui vous met mal à l’aise et en porte-à-faux avec tout ce que vous connaissez des mécaniques de jeu. Ne vous fiez pas à son apparente simplicité du début car elle va vite laisser place à un inquiétant foutoir sans nom, le tout soutenu par une musique de Jonah Senzel de plus en plus présente et dont on saluera l’efficacité.

Tout est dans le nom du programme et là, ça commence vraiment à craindre…

J’ai pas d’pot, n’ai pas réussi

Tandis que le petit matin se lève doucettement, je termine cet article le cœur lourd de défaites cuisantes contre cette fichue vieille borne d’arcade qu’est Pony Island.
Mais ce soir, à la nuit tombée, j’y retournerai et mettrai à mal l’odieux et le pervers qui se cache au fond du poney.

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